Pensez-vous aussi que la pollution de l’air n’est qu’un problème hivernal ? Détrompez-vous ! Car la qualité de l’air pendant la mousson peut être encore pire.
Quand on parle de pollution de l’air, la plupart des gens imaginent un ciel rempli de smog et des matins gris d’hiver. Dans des villes comme Delhi, Gurugram et Noida, les gros titres sur la qualité de l’air font surface chaque année lorsque les températures chutent. Mais que diriez-vous si nous vous disions que le véritable danger pour votre santé pourrait apparaître pendant une toute autre saison — la mousson ?
Il est facile de penser que la pluie signifie un air plus propre. Après tout, la pluie lave les rues de la poussière et rafraîchit l’environnement. Mais voici le problème : cet effet purificateur ne concerne que l’air extérieur — et seulement pendant un court moment. À l’intérieur de votre maison, la mousson apporte une crise de qualité de l’air complètement différente, invisible, persistante et souvent ignorée.
Avec une humidité croissante, une mauvaise ventilation et une prolifération des moisissures, la pollution de l’air intérieur pendant la mousson peut atteindre discrètement des niveaux nocifs. Contrairement au smog visible de l’hiver, cette pollution se cache dans les murs de votre chambre, vos meubles et même les conduits de votre climatiseur — la rendant plus difficile à détecter et plus dangereuse sur le long terme.
Si vous avez déjà senti une odeur de moisi chez vous pendant les jours pluvieux, ou si vous vous sentez plus fatigué, sujet aux éternuements ou congestionné, vous ressentez déjà les effets. Et pourtant, très peu de gens pensent à utiliser un moniteur de qualité de l’air chez eux pendant la mousson.
Il est temps de changer cela. Car lorsqu’il s’agit d’air propre et sain, la saison des pluies pourrait bien être la menace la plus négligée pour votre maison.
Le mythe de la mousson : l’air est-il vraiment plus pur pendant la saison des pluies ?
Il est courant d’associer la mousson à la fraîcheur — des feuilles lavées, un sol humide et un temps plus frais. Visuellement et sensuellement, tout semble plus propre. Mais à l’intérieur, la situation est plus complexe. Bien que la pluie aide à réduire les niveaux de particules fines (PM2.5 et PM10) à l’extérieur, elle favorise également la rétention d’humidité et la stagnation à l’intérieur. Cela entraîne la prolifération de polluants biologiques comme les moisissures, les acariens, les champignons — tous contribuant à une mauvaise qualité de l’air intérieur pendant la mousson.

Voici ce qui se passe :
- Les niveaux d’humidité dépassent 70 %, créant un terrain fertile pour les moisissures, le mildiou et les bactéries.
- La ventilation diminue car les fenêtres sont fermées pour empêcher la pluie d’entrer.
- Les acariens et allergènes augmentent, surtout dans les tissus, la literie et les rideaux.
- Les niveaux de CO₂ augmentent dans les pièces fermées, provoquant vertiges, fatigue ou malaise.
- Les COV (composés organiques volatils) émis par les meubles, peintures et plastiques augmentent en conditions humides.
Le saviez-vous ? Des études ont montré que les niveaux de PM2.5 à l’intérieur pendant la mousson dans les villes indiennes peuvent rester supérieurs aux limites recommandées par l’OMS — surtout dans les espaces mal ventilés.
De plus, la plupart des maisons et bâtiments sont hermétiquement fermés pendant la mousson pour empêcher la pluie d’entrer. Résultat : la ventilation chute fortement. Les fenêtres restent closes, la circulation de l’air ralentit, et les polluants s’accumulent. L’équilibre naturel du flux d’air, qui aide à diluer les toxines, est perturbé — ironiquement, au moment même où les gens passent plus de temps à l’intérieur pour éviter la pluie.
Comment les inondations et l’humidité aggravent-elles les choses ?
Dans de nombreuses villes indiennes, la mousson est aussi synonyme d’inondations. Des rues inondées de Mumbai aux égouts débordants de Chennai, les inondations urbaines sont devenues une norme saisonnière. Pour les habitants, cela ne signifie pas seulement des perturbations de circulation — l’eau pénètre souvent dans les habitations, surtout au rez-de-chaussée ou dans les constructions mal conçues. Ainsi, la mauvaise qualité de l’air intérieur devient un problème quotidien pendant la mousson.

Comment les inondations et l’eau stagnante aggravent-elles la qualité de l’air intérieur ?
Les fortes pluies entraînent des inondations, surtout dans les grandes villes comme :
- Mumbai (rues inondées et bâtiments humides)
- Delhi NCR (infiltrations dans les sous-sols)
- Chennai & Bengaluru (débordement des canalisations)
Quand l’eau entre dans les maisons ou stagne à proximité :
- Murs humides = spores de moisissures
- Eau contaminée = bactéries aéroportées
- Humidité stagnante = champignons sur les meubles, matelas et plafonds
Ces polluants sont invisibles mais toxiques, surtout pour les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies respiratoires.







